 |
|
 |
 |
 |
 |
|
 |
| Dossier d' ACTUALITÉ |
 |
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
Visualiser et imprimer
|
 |
Pourquoi réformer l'hôpital? ? |
 |
 |
 |
 |
La réforme de l'hôpital actuellement en discussion au Parlement a été qualifiée de « majeure » par le président de la République Nicolas Sarkozy. Fermetures de services, manque de personnel, accidents à l'hôpital, mauvaises gestions depuis des années… Face à ces problèmes réels, quelles sont les ambitions et les enjeux de cette réforme qui touche les Français dans leur quotidien ?
|
|
 |
 |
|
UNE RÉFORME AVEC PEU DE MOYENS |
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
► Le poids du secteur hospitalier
La France est le troisième pays de l'OCDE en matière de dépenses de santé, à quasi-égalité avec la Suisse et derrière les États-Unis, ce qui représente 10,9 % du PIB, soit 206,5 milliards d'euros en 2007, dont une grande part de dépenses d'assurance-maladie. Le secteur hospitalier représentait 500 000 lits en 2007 et 18 400 000 séjours à l'hôpital ont été observés en 2007, dont les deux tiers à l'hôpital public.
Dans le système hospitalier français coexistent les établissements de soins à caractère public et à caractère privé (plus de 4100 établissements). Le secteur public représente 65% des lits et le privé 35%.
Le secteur public hospitalier sanitaire et social regroupe les établissements publics relevant des domaines sanitaire, social et médico-social (hôpitaux, centres hospitaliers spécialisés, maisons de retraite, maisons d'accueil spécialisé…). On appelle hôpital public les centres hospitaliers régionaux, les centres hospitaliers et les hôpitaux locaux. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Des problèmes budgétaires
Alors que la France entre en récession, il devient important d'arrêter l'hémorragie financière de l'hôpital public (80 % des hôpitaux publics ont des comptes dans le rouge).
A défaut, tous les professionnels le reconnaissent, les inégalités de qualité des soins entre établissements vont s'accentuer. Aujourd'hui globalement on n'a jamais été si bien soigné en France. Alors les raisons de la crise sont-elles uniquement économiques ?
Aujourd'hui l'hôpital souffre bien sûr de l'importante concurrence des cliniques privées mais aussi d'une gestion qui n'est plus vraiment adaptée, sans oublier le réel problème de la rémunération de ses personnels (infirmières et médecins) confrontés aux sollicitations du privé.
Cette réforme de l'hôpital entend améliorer le système de soins, sur fond de déficit de la Sécu, de vieillissement de la population et de crise économique générale et cela sans mettre vraiment beaucoup d'argent sur la table.
Tout au plus, devant les personnels du centre hospitalier de Rambouillet, le 13 mars 2009, le chef de l'Etat a rappelé qu'il avait "mis 358 millions d'euros sur la table" pour payer les heures supplémentaires, et confirmé la reconnaissance du diplôme des infirmiers au grade de licence à partir de septembre 2009. |
|
|
 |
 |
 |
 |
| Les éventuelles augmentations à la clé pour les débutantes devraient être envisagées… | |
|
|
 |
 |
 |
|
LES ENJEUX ACTUELS |
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
Mais revenons aux enjeux. Le projet de loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires propose une modernisation globale du système de santé. L'essentiel des dispositions sont issues des propositions formulées par la commission présidée par M. Gérard Larcher en avril 2008.
Le projet doit apporter des réponses aux grands enjeux que sont :
- l'accès de tous aux soins,
- le décloisonnement entre l'ambulatoire, l'hôpital et le médico-social,
- l'amélioration de la prise en charge des maladies chroniques,
- la santé des jeunes,
- la coordination du système de santé. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Adapation de l'offre de soins
◊ La réforme organise notamment le rapprochement des établissements et la transformation des plus petits services en centres de soins post-opératoires ou de prise en charge des personnes âgées.
Le fonctionnement de l'hôpital va être modernisé et ses missions sont précisées. Les liens entre médecine de ville et hôpital vont également être renforcés. Une meilleure information du patient devrait éviter qu'il abuse systématiquement des urgences des hôpitaux.
Au cœur du projet de loi et de chacun des hôpitaux, le directeur d'établissement sera le seul maître à bord. Ses pouvoirs vont être renforcés et il devrait assurer le pilotage de l'hôpital en étant recentré sur le projet médical. |
|
|
 |
 |
 |
 |
| Dès à présent un certain nombre de professionnels de la santé doute de la réalité de la mise en place de ce « super-docteur » aux supers pouvoirs. Il est fort probable que les lobbys dans les hôpitaux feront « de la résistance ». | |
|
|
 |
 |
 |
 |
◊ Comment mieux adapter l'offre de soins aux nouveaux besoins de la population, aux évolutions techniques et aux attentes des professionnels de santé ?
L'idée est de jouer sur les complémentarités entre l'hôpital de proximité et les plateaux techniques les plus sophistiqués avec la création des communautés hospitalières de territoire. Elles pourraient permettre « aux établissements de coordonner leurs interventions et leurs ressources, en modulant les soins, pour mieux répondre aux besoins de la population », selon le projet de loi.
Cette mise en réseau des hôpitaux est loin de faire l'unanimité dans la communauté médicale.
Quel sera l'avenir de ces « établissements de territoire » censés chapeauter les hôpitaux plus petits dans le voisinage ? Avant même leur identification, on comprend les difficultés à venir lorsque l'on se souvient des luttes que se livrent les établissements sur le terrain ou les résistances des populations dès que l'on évoque la fermeture d'un service même dangereux. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► La fin des déserts médicaux
Trop de médecins dans certaines villes, peu ou pas de professionnels de santé dans les campagnes ou certaines banlieues. Face à cette réalité, le projet de loi entend améliorer la répartition des médecins sur le territoire et l'accès aux soins de ville. Il faut lutter contre les déserts médicaux. Les députés ont proposé de créer des bourses d'environ 1.200 € par mois pour les étudiants qui s'engageraient à exercer dans ces zones où manquent des médecins. Pour autant, les médecins défendent leur liberté d'installation. |
|
|
 |
 |
 |
 |
| Cependant les dernières mesures financières devant inciter les médecins à s'installer à la campagne n'ont pas eu les résultats escomptés. | |
|
|
 |
 |
 |
 |
Pour assurer un meilleur accès au médecin de garde, la permanence des soins sera désormais organisée au niveau de chaque région, prenant ainsi en compte les spécificités locales. Et tout le monde devra participer.
Le président de la République, lors d'un déplacement à Rambouillet le 13 mars, a réclamé que les médecins libéraux fassent des gardes pour contribuer à désengorger les urgences des hôpitaux. « On a pris l'habitude, comme on ne trouve pas de médecin de garde, d'aller à l'hôpital à n'importe quelle heure pour n'importe quoi », s'est-il indigné. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Une plus grande prévention
La prévention est un des parents pauvres de la santé : elle représente à peine 3 % des dépenses. Pour protéger la santé des jeunes, le projet prévoit l'interdiction des open bars et l'interdiction de vente d'alcool aux mineurs. La vente d'alcool pourrait être interdite dans les stations services après 18 h, tout comme l'interdiction de vendre de telles boissons en vitrines réfrigérées. Enfin, la publicité sur internet sur l'alcool est désormais encadrée dans les mêmes conditions que pour la presse et l'affichage. |
|
|
 |
 |
 |
 |
| La dégustation d'alcool lors de foires devrait être autorisée… | |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Les ARS en région
◊ Les agences régionales de santé (ARS) représentent une nouvelle structure régionale. Elles vont devoir mettre en œuvre au niveau territorial les objectifs du projet de loi : faciliter l'accès aux soins et l'accès à l'information, décloisonner les soins de ville et ceux dispensés à l'hôpital afin de simplifier le parcours de santé des patients, et développer la qualité et la sécurité du système de santé.
En clair, elles vont coordonner la médecine de ville (généralistes et spécialistes), les hôpitaux, et le secteur médico-social (maisons de retraite, CAT...). |
|
|
 |
 |
 |
|
Un pôle « santé et soins » à l'écoute des patients |
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
Quel est le rapport entre le Médiateur de la République et le patient ? Depuis janvier 2009, il existe un pôle "santé et sécurité des soins" auprès du Médiateur. Vous pouvez le contacter si vous êtes victime d'un accident médical, si vous vous posez des questions sur la qualité des soins, les infections nosocomiales, ou encore vos droits en tant que malade.
Le Médiateur a un nouveau rôle : informer et recevoir les réclamations liées au non respect du droit des malades, à la qualité du système de santé, à la sécurité des soins ou encore à l'accès aux soins. Et cela aussi bien dans les établissements publics et privés de santé qu'en médecine de ville.
Vous pouvez contacter une plateforme téléphonique du lundi au vendredi de 9h à 20h au 0810 455 455 (prix d'un appel local). A l'autre bout, une écoute anonyme et confidentielle recueille, explique, oriente et assure le suivi des demandes, réclamations et inquiétudes des usagers du système de santé et leurs proches.
Un rappel : 450 000 événements indésirables graves surviennent chaque année pendant l'hospitalisation. 85 % de ces problèmes sont liés à des problèmes d'organisation de prise en charge, tels le non respect des contrôles nécessaires, l'insuffisance d'échange d'informations entre les professionnels et le patient, ou une planification non adaptée des tâches. | |
|
|
 |
 |
 |
|
LES FRANÇAIS ET l' HÔPITAL |
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
Neuf Français sur dix estiment que l'hôpital public remplit bien ses missions. Ce chiffre est issu d'un sondage réalisé récemment par TNS Sofres/Logica*, à l'occasion d'une émission de France 2 consacrée à l'hôpital. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Un plébiscite pour le personnel et l'hôpital de proximité
En dépit des accidents dramatiques survenus depuis fin 2008 et début 2009 dans certains hôpitaux et la polémique initiée sur le nombre de morts à l'hôpital, l'attachement aux hôpitaux publics paraît réelle sans oublier la satisfaction manifestée par les personnes interrogées.
86 % d'entre elles considèrent que les hôpitaux remplissent bien leurs missions. Un sentiment partagé par la population quelle que soit son origine sociale, son appartenance politique ou son niveau de rémunération.
Voilà pourquoi plus des trois quarts des Français sont assez défavorables à la fermeture des petites unités de proximité au profit de structures plus importantes (en nombre de lits) mais aussi plus éloignées de leur domicile et mieux équipées.
La réputation de l'hôpital public ne semble plus à faire pour nos concitoyens. De l'aide soignant au médecin, la qualité du personnel et son dévouement est sans cesse mis en avant. Plus de 70 % des personnes interrogées jugent que la qualité des soins proposés en France est bien meilleure que celle des autres pays européens. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Une méconnaissance du coût de l'hôpital
Depuis de nombreuses années, régulièrement la faiblesse des effectifs dans les hôpitaux revient sur le devant de la scène médiatique : manque de personnel soignant, recrutement de médecins étrangers…
◊ Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que 89 % des Français aient la sensation que les moyens financiers et humains soient insuffisants . Pour autant, plus de la moitié d'entre eux croient que l'hôpital revient trop cher au contribuable. Or, rappelons-le, les dépenses hospitalières ne sont pas financées par l'impôt mais par les cotisations d'assurance maladie…
Si 69 % des personnes interrogées sont d'accord pour dire que l'obligation de rentabilité financière demandée risque de nuire à la qualité des soins, 46 % d'entre elles considèrent que les hôpitaux ne maîtrisent pas correctement leurs dépenses et leur gestion financière.
◊ Sur la question délicate des erreurs médicales, 46 % des Français les trouvent moins nombreuses qu'il y a vingt ans, contre seulement 10 % qui pensent le contraire, tandis que 39 % jugent leur nombre identique.
◊ Enfin, sur la question de l'encombrement des services d'urgences, les réponses témoignent d'une grande lucidité sur les raisons d'une telle situation : 53 % des répondants estiment que les urgences sont surchargées "parce que les Français abusent du système des urgences", 24 % "parce que les médecins de ville ne sont pas assez disponibles" et seulement 21% "parce que les hôpitaux sont mal organisés et manquent de moyens".
* sondage TNS Sofres/Logica pour Eléphant et Compagnie, France 2, France Info et Le Parisien/Aujourd'hui en France, réalisé par téléphone les 24 et 25 février 2009 auprès d'un échantillon national de 970 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus. Echantillon composé selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d'agglomération. |
|
|
 |
 |
 |
|
Le coût d'une hospitalisation |
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
Savez-vous à combien revient une journée d'hôpital, quel est le coût d'une intervention ? En fait, aucun patient n'est vraiment conscient de ce coût. Et pour cause !
Les frais d'une hospitalisation sont pris en charge à 80 % par l'assurance maladie, sauf cas spécifiques. Les 20 % restant sortent du porte monnaie du patient, sauf s'il dispose d'une mutuelle, d'une assurance complémentaire santé. |
|
|
 |
 |
 |
 |
◊ Demander le tiers payant
Dans de nombreux cas, le patient n'a pas à faire l'avance des frais d'assurance maladie, surtout si son hospitalisation était programmée. En présentant sa carte Vitale lors de son arrivée à l'hôpital ainsi que les autres documents demandés (précédemment à l'hospitalisation), l'hôpital assurera directement avec l'assurance maladie le règlement des 80 %.
Si le patient dispose d'une mutuelle, il peut demander une prise en charge afin de n'avoir rien à payer le jour de sa sortie. Mais toutes les mutuelles ne pratiquent pas cette prise en charge. |
|
|
 |
 |
 |
 |
| Si vous êtes dans ce cas, vous serez remboursé après envoi à votre caisse d'Assurance Maladie du bon de sortie remis par l'établissement de soins lorsque vous le quittez. | |
|
|
 |
 |
 |
 |
A ce moment, tout patient doit quand même régler les petits « plus » qu'il a utilisés lors de son séjour. On parle alors des suppléments de confort personnel : téléphone, télévision, chambre individuelle…
Sans oublier le forfait hospitalier qui est de 16 € par jour dès que l'on passe plus de 24 heures à l'hôpital ou en clinique. Il est de 12 € par jour dans le service psychiatrique d'un établissement de santé. |
|
|
 |
 |
 |
 |
| Le forfait peut être pris en charge par certaines mutuelles, assurances complémentaires santé. Renseignez-vous ! Toutefois, certains motifs d'hospitalisation peuvent vous permettre d'en être exonéré. | |
|
|
 |
 |
 |
 |
Si le médecin vous a indiqué qu'il pratiquait un dépassement d'honoraires et si vous lui avez indiqué être d'accord, vous réglerez ces sommes à ce moment-là. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Que faire en cas de faibles ressources?
Si vous n'avez pas de mutuelle, si vos ressources sont insuffisantes pour régler les frais d'hospitalisation qui restent à votre charge, vous pouvez :
- déposer une demande de Couverture maladie universelle (C.M.U.) complémentaire auprès de votre caisse d'Assurance Maladie ;
- déposer une demande de prise en charge au titre de l'action sanitaire et sociale de votre caisse d'Assurance Maladie. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Les frais dans une clinique privée non conventionnée
Dans ce genre d'établissements, la totalité des frais reste à la charge du patient. Et les tarifs pratiqués peuvent être plus élevés que les tarifs en vigueur à l'hôpital. L'assurance maladie rembourse ensuite 80 % des frais de séjour et des honoraires médicaux. |
|
|
 |
 |
 |
|
LES DROITS DU PATIENT À L'HÔPITAL |
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
La « Charte de la personne hospitalisée » précise les droits du patient. Cette charte, qui existe en sept langues, doit être portée à la connaissance de chaque personne hospitalisée. L'hôpital public a vocation à accueillir tout patient, quelle que soit son origine, sa nationalité, son statut (situation régulière ou non). |
|
|
 |
 |
 |
 |
► Droit à l'intimité et à la vie privée
De la garantie de la qualité des soins, en passant par le respect de l'intimité de la vie privée jusqu'à l'accès à l'information : les droits du patient sont désormais bien protégés.
Savez-vous que toute personne hospitalisée a le droit de refuser les visites ?
Elle peut également refuser que l'on divulgue sa présence dans l'hôpital. |
|
|
 |
 |
 |
 |
► L'accès au dossier médical
Tout patient a accès à son dossier médical. Quand il y a une rupture de confiance avec le médecin, le patient est en droit d'en demander communication. Il peut ainsi tout savoir sur les examens, le déroulement des interventions, un aléa thérapeutique à propos duquel il n'a pas été assez informé.
La demande est faite par le médecin auprès de l'hôpital. Les procédures se sont bien améliorées ces dernières années. Si vous rencontrez cependant des difficultés, il faudra saisir la CADA (Commission d'accès aux documents administratifs).
L'accès au dossier est ouvert au patient, et en cas de décès aux ayants droits. Sachez également que l'on peut désigner une personne de confiance qui sera votre représentant. Cette situation se présente si vous pensez être dans un pronostic vital sérieusement engagé et que vous risquez de ne plus pouvoir utiliser tous vos moyens sous peu. L'idéal est alors d'anticiper sur votre future incapacité : vous désignez une personne qui peut avoir accès à votre dossier. |
|
|
 |
 |
 |
 |
Médicaments, le Guide Pratique, Édition 2010 (1 068 pages, 27 €)
Médicaments, le guide pratique de la famille est LE partenaire santé de toute la famille. Connaître les effets secondaires d'un médicament, pouvoir vérifier les contre-indications, savoir choisir un médicament générique...
Vous disposez de toutes les informations nécessaires à portée de main !
Véritable encyclopédie du médicament, ce guide répond à toutes les questions et aide à décrypter toutes les notices et à comprendre les ordonnances de votre médecin. Pour agir et se soigner en toute sérénité.
OFFRE SPÉCIALE : Bénéficiez de 5% de réduction et des frais de port offerts en commandant directement sur la boutique en ligne en copiant l'url suivant dans votre navigateur internet : http://www.prat-fr.com/commun/pop.php?ISBN=978-2-8095-0077-6
Munissez-vous de votre code privilège : PW9DPR |
|
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
|
|
|


| PRODUIT PHARE |
 |

|

| LIENS UTILES |
 |
 |
|
|
|
|
|
|
|
|