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Retour à la page d'accueil > Vos Questions > Famille |
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| Vos QUESTIONS |
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DROIT DE LA FAMILLE |
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Le mariage |
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Dettes ménagères |
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Votre Question :
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Mon
mari et moi sommes séparés. Nous avons
deux enfants qui habitent chez moi. C’est lui qui prend
en charge les frais de santé les concernant. Or,
le centre hospitalier qui soigne ma fille a saisi les allocations
familiales que je reçois pour elle. Puis-je contester cette
saisie sachant qu’elle ne peut pas porter sur des allocations
que je perçois ? |
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| Réponse de notre spécialiste : |
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Non, vous ne pouvez pas contester
cette saisie. En effet, en application de l’article 220
du Code civil, si chacun des époux a le pouvoir de passer
seul les contrats qui ont pour objet l’entretien du ménage
ou l’éducation des enfants, toute dette ainsi
contractée par l’un oblige l’autre solidairement. Or,
l’éducation des enfants comprend les soins dont
ils ont besoin. Il s’agit bien d’une dette ménagère
dont le paiement peut être réclamé indifféremment
au père ou à la mère, tenus tous deux
solidairement (Cour de cassation,
2e chambre civile, 10/7/1996 ).
En revanche, puisqu’il
s’agit de factures de soins concernant un enfant, c’est-à-dire
d’une dette ayant une nature « alimentaire »,
nous vous précisons que les allocations familiales ne peuvent être
saisies qu’à hauteur de 50 % conformément à l’article
L. 553-4 du Code de la Sécurité sociale.
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DROIT DE LA FAMILLE |
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Le mariage |
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Dettes ménagères |
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Votre Question :
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Je
suis mariée mais séparée de mon mari. Il
a signé seul un crédit pour une voiture qu’il
est le seul à utiliser. Suis-je engagée par cet
acte s’il laisse des mensualités impayées
? |
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| Réponse de notre spécialiste : |
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Si l’organisme de crédit
veut obtenir gain de cause et faire jouer la solidarité entre époux
pour les dettes ménagères, il doit prouver à la
fois que l’emprunt :
porte sur une somme
modeste, et est nécessaire
aux besoins de la vie courante (Code
civil, Art. 220).
C’est ce qui a été jugé dans
une affaire similaire à la vôtre où l’épouse,
poursuivie par la banque, a obtenu gain de cause. Cette jurisprudence
est favorable au conjoint qui n’a pas signé le
crédit (Cour de cassation,
1re chambre civile, 27/11/2001 ).
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