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CONSOMMATION  | |  1  |  |  | VOTRE ALIMENTATION |  |  |  |  | | La sécurité alimentaire | |  | |
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Pesticides dans les fruits et légumes, mercure, plomb ou cadmium dans la graisse des animaux, antibiotiques ou prion dans la viande, dioxine dans le lait... La plupart des polluants alimentaires qui font les titres des journaux d'aujourd'hui existent depuis longtemps. Au début du siècle dernier, en France, ils étaient responsables de 20 000 à 50 000 morts par contamination microbienne. En l'an 2000, le chiffre est tombé à moins d'une centaine mais l'information, largement diffusée, entretient l'inquiétude car il semble impossible d'atteindre le risque zéro. |  |
LA GRIPPE DU POULET Depuis le début de l'épizootie de grippe du poulet – ou grippe aviaire – en décembre 2003, des élevages de volailles ont été touchés dans de nombreux pays asiatiques puis européens dont la France la première fois en février 2006.Quelles sont les mesures prises par la France ? Dès 2004, le ministère de l'Agriculture a pris un ensemble de mesures destinées à prévenir l'introduction de la grippe aviaire en France, conformément aux décisions communautaires prises par l'Union européenne. L'importation de viande de volaille, de préparation à base de viande de volailles, d'oeufs, et de matières premières de volaille destinées à la fabrication de viande pour animaux en provenance de Thaïlande est interdite. De même, il est désormais interdit d'importer des volailles ainsi que des oiseaux de compagnie en provenance des zones affectées (communiqué de l'Union européenne du 28/1/2004 : www.europa.eu.int). Les contrôles des services vétérinaires et des douanes ont été renforcés. Il n'y a pas de risque lié aux importations de plumes et duvets (literie, vêtements), qui subissent un traitement inactivateur. Des mesures de protection des oiseaux vis-à-vis de la grippe aviaire ont été prises par l'arrêté du 24/10/2005 qui décide notamment que :- tout propriétaire ou détenteur d'oiseaux doit prendre les mesures nécessaires afin de prévenir tout contact direct ou indirect avec les oiseaux vivant à l'état sauvage ; - dans certains départements « à risque » dont la liste est fixée, les oiseaux doivent être maintenus à l'intérieur de bâtiments fermés ; - dans les autres départements, l'approvisionnement des oiseaux en aliments et en eau doit se faire à l'intérieur d'un bâtiment ou au moyen de distributeurs protégés de telle façon que les oiseaux sauvages ne puissent accéder à ces dispositifs ni les souiller ; - tout rassemblement d'oiseaux, en particulier à l'occasion de foires, marchés, expositions, concours, est interdit. Toutefois, dans les départements qui ne sont pas « à risque », le préfet peut accorder une dérogation à cette interdiction. Suite à un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) du 14/2/2006, le gouvernement a renforcé le dispositif de lutte contre la grippe aviaire en prenant les mesures suivantes :- tout détenteur d'oiseaux est tenu d'en faire la déclaration auprès du maire du lieu de détention des oiseaux ; - la vaccination des oiseaux détenus dans les établissements zoologiques présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère est obligatoire ; - en Vendée, Loire-Atlantique et dans les Landes, la vaccination des oies et des canards domestiques qui ne sont pas maintenus à l'intérieur de bâtiments fermés est obligatoire (Arrêtés du 24/2/2006). L'AFSSA a publié un communiqué le 12/5/2006 dans lequel elle juge le risque d'introduction de la grippe aviaire en France « comme nul à négligeable pour la période qui, à compter de début mai, s'étend jusqu'au début des migrations automnales ». En conséquence, un arrêté du même jour a levé les mesures de confinement et l'interdiction de rassemblements d'oiseaux sur l'ensemble du territoire, hormis la région de la Dombes (Ain). Ces mesures pourront, à tout moment, être réévaluées en fonction de l'évolution de la situation et du déplacement des oiseaux migrateurs. Il existe désormais un guide pratique de la vie quotidienne en cas de pandémie grippale, consultable sur le site officiel www.grippeaviaire.gouv.fr/monquotidienenpandemie. Nature du virus L'épidémie de grippe aviaire (ou grippe du poulet) est liée à un virus de type Influenzae A/H5N1. Le virus ne se transmet qu'exceptionnellement de l'animal à l'homme. La transmission est aérienne, essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés avec des déjections ou des sécrétions respiratoires d'animaux infectés vivants ou morts, par voie directe ou indirecte (c'est-à-dire par contact avec des surfaces ou des parties du corps souillées par les déjections). Les animaux susceptibles de transmettre la maladie sont essentiellement des volatiles : poulets le plus souvent, canards et autres volatiles ainsi que les porcs. Jusqu'à présent, selon l'OMS, d'après les données disponibles à ce jour, il n'y a aucune preuve de transmission de la grippe aviaire de personne à personne. À ce jour, il n'existe pas de vaccin efficace. Le vaccin contre la grippe humaine ne fournit pas de protection contre le virus de la grippe aviaire. Des laboratoires internationaux travaillent à la mise au point d'un vaccin spécifique. Il faut prévoir un délai de plusieurs mois. Les symptômes de la grippe aviaire chez l'homme sont d'abord comparables à ceux d'une grippe banale, mais des troubles respiratoires graves apparaissent rapidement et peuvent conduire au décès. La période d'incubation est de quelques jours. À ce jour, il n'existe pas de traitement curatif. Toute personne qui présenterait, dans les jours suivant son retour des zones affectées par l'épizootie, un syndrome grippal doit consulter son médecin traitant. Recommandations aux personnes se rendant dans les pays à risques L'OMS ne recommande pas de limiter ses déplacements et séjours dans les pays affectés par la grippe du poulet. La Direction générale de la santé conseille aux personnes se rendant dans les pays cités d'éviter tout contact avec les volatiles, c'est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages et sur les marchés aux volailles et aux oiseaux. Les recommandations générales d'hygiène pour les voyageurs dans les pays en développement qui visent à se protéger des infections microbiennes sont plus que jamais préconisées : - éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les oeufs ; - se laver régulièrement les mains. La Direction générale de la santé a diffusé une information aux professionnels et aux établissements de santé précisant la conduite à tenir (www.sante.gouv.fr). Vous trouverez des informations complémentaires sur les sites Internet suivants :- site interministériel de préparation à un risque de pandémie grippale : www.grippeaviaire.gouv.fr ; - Organisation mondiale de la santé : www.who.int.fr ; - Ministère de la Jeunesse, de la Santé et des Sports : www.sante.gouv.fr ; - Ministère de l'Agriculture et de la Pêche : www.agriculture.gouv.fr.
| A noter |  | Avec l'arrivée en France de la nouvelle grippe A/H1N1 le gouvernement a mis en place un plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale » consultable sur le site www.pandemie-grippale.gouv.fr. |
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